Plus de solidarité
Colloque Eau Solidaire - Solidair Water - 19-11-2010
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Les Objectifs du Millénaire
Les Objectifs du Millénaire concernant l'accès à l'eau potable saine (et les objectifs du "Sommet Mondial sur le Développement Durable" (SMDD) au sujet de l'accès aux dispositions sanitaires de base) ne peuvent pas se limiter à la «moitié de la fraction de la population mondiale qui n'y a pas accès», mais doivent être élargis à toute la population mondiale.
Car selon les statistiques officielles, des centaines de millions de gens ont bien accès à l'eau, mais l'eau est de mauvaise qualité, la distribution n'est pas continue ou le prix est impayable pour une population appauvrie.
En outre ce droit à l'accès à l'eau peut être réalisé seulement si de plus en plus de solidarité est apportée à tous les niveaux au sujet de l'eau et de sa gestion.
Tout d’abord, les frais correspondants à une quantité minimale doivent être supportés par la communauté, comme c’est le cas à ce jour par exemple en Flandre pour 15 mètres cubes par personne et par an. La consommation qui dépasse cette quantité de base est imputée au consommateur. Ce dernier peut être un élément de la maîtrise de la demande et de la solidarité.
Le "Partenariat Flamand l’Eau pour le Développement" (Néerlandais) veut, par une coopération renforcée des acteurs flamands qui sont associés à la coopération en matière de développement et/ou la gestion des eaux, déjà fournir une contribution aux Objectifs du Millénaire en ce qui concerne l'eau potable et l’assainissement.
Dans le domaine de «l'eau solidaire», on est déjà relativement en avance dans les Pays-Bas et la France. Aux Pays-Bas, il y a la fondation Aqua for All, en un mot A4A. Celle-ci a été créée en 2002 par le secteur d'eau public néerlandais pour réunir ses forces dans le domaine de la coopération en matière de développement. A4A s'assigne le but de promouvoir un développement durable de la distribution d'eau potable, de l’assainissement et de la gestion des eaux dans les pays en voie de développement avec l'argent et la connaissance du secteur. Presque toutes les sociétés d'eau et divers syndicats des eaux soutiennent A4A financièrement, de manière liée à des projets spécifiques sur demande. A4A-même ne recrute pas d'argent chez les clients, mais soutient au besoin les organisations par ses propres actions d’enrôlement. L'apport du secteur de l'eau (environ 1,5 millions d'euros par an) est complété par les subventions des gouvernements et des donateurs.
Le 10 février 2005, dans le Journal Officiel français, la loi Oudin, ou "la petite loi d'eau" est parue. Cette loi permet aux communes et aux organisations intercommunales publiques de mettre à la disposition de la coopération ou de l'aide d’urgence internationale dans le domaine de l’eau et de l'assainissement jusqu’à maximum 1% de leurs budgets de prestation de services publics de l'eau et de l’assainissement en France, soit directement avec les partenaires dans le Sud, soit par la voie d’organisations européennes ou internationales.
La communauté internationale doit également faire preuve d’une plus grande solidarité pour pouvoir mettre l’eau à la disposition des pauvres en eau à court terme. D'une part, les pays OCDE doivent respecter la promesse de dépenser 0,7% de leur Produit National Brut (PNB) à la coopération en matière de développement. La Belgique évolue lentement dans cette direction. D'autre part ils doivent, en concertation avec les états partenaires du Sud, réserver une plus grande partie de l'argent pour le développement dans le secteur de l'eau.
Pour aider à atteindre les objectifs en ce qui concerne l'eau et l’assainissement, l'UE, un des avocats forts des Objectifs du Millénaire au sujet de l’eau, a créé récemment l’ «ACP-UE Facilité d’Eau”. Il s’agit d’une ligne de budget séparée pour soutenir les programmes qui travaillent sur l’accès à l'eau potable saine et à un assainissement amélioré.



